Emeric Brehamel

Matelot pont

Profession

Le portrait

“ Je suis heureux d’avoir trouvé ma voie dans la filière pêche. La Manche est un territoire passionnant où on peut travailler dans de bonnes conditions une pêche artisanale et respectueuse de la mer. On a vraiment le sentiment de contribuer à la préservation des ressources.
Ça me parait très important. Ça fait sens, chaque jour lorsque nous sommes sur le chalut. Nous observons le changement des saisons et le rythme de la nature.
Ce qui est important aussi dans cette filière, c’est de se sentir bien à bord de son chalut. On passe beaucoup de temps ensemble, dans de petits espaces. Mon patron est devenu très important dans ma vie. Il me transmet tout ce que je dois savoir pour la pêche. J’aime ce passage de savoir-faire.“

Chalut sardine et maquereau

Lieu de pêche

Dieppe

Profession

“ Je suis heureux d’avoir trouvé ma voie dans la filière pêche. La Manche est un territoire passionnant où on peut travailler dans de bonnes conditions une pêche artisanale et respectueuse de la mer. On a vraiment le sentiment de contribuer à la préservation des ressources.
Ça me parait très important. Ça fait sens, chaque jour lorsque nous sommes sur le chalut. Nous observons le changement des saisons et le rythme de la nature.
Ce qui est important aussi dans cette filière, c’est de se sentir bien à bord de son chalut. On passe beaucoup de temps ensemble, dans de petits espaces. Mon patron est devenu très important dans ma vie. Il me transmet tout ce que je dois savoir pour la pêche. J’aime ce passage de savoir-faire.“

Chalut sardine et maquereau

Lieu de pêche

Dieppe

3 questions à :
Emeric Brehamel

Quelles sont les grandes lignes de ton parcours professionnel ?
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La mer, c’est dans les gènes ! Mon père était marin. J’ai commencé à faire les marchés avec lui à 8 ans et ma première marée à 13 ans. Mon frère a fait la pêche 3 ans avant moi : je le suivais partout, malgré le mal de mer (enfin, que par mauvais temps !). Et puis, j’ai décidé de faire l’école. Je suis entré au Lycée maritime Anita Conti à Fécamp et j’ai passé un CAP Ponts (2 ans). J’ai pu alors faire des stages. J’ai tout de suite bien aimé le système de la pêche à la coquille. Par contre, j’ai tenté une expérience sur un trémailleur mais ça n’était pas pour moi. Chacun son goût ! Toujours est-il, j’étais vraiment jeune en sortant de l’école mais j’ai fait le choix de travailler de suite : des remplacements et puis en 2011, à bord du Tourville.

J’ai trouvé mon chalut et j’y suis encore ! C’est un petit bateau de 11,98 m bien équipé. La façon de travailler artisanale me plaît. C’est un chalut qui suit les saisons. Au printemps, on fait les soles ; en mai, la seiche, puis on arrête. On reprend en juin avec les barbets. Puis viennent les vacances en août. À la rentrée, on fait les sardines et les maquereaux, et la saison phare de la coquille arrive ! Le travail et la technique de pêche changent au fil de l’année, pas le temps de s’ennuyer. C’est vraiment une surprise chaque jour. Et puis, après 11 ans en tant que matelot, je pense à faire évoluer un peu ma carrière ces prochaines années. Alors, cet été, je suis revenu au lycée maritime et j’ai passé mon diplôme de Capitaine 200. Objectif à terme : patronner un bateau. Mais rien ne presse, pour le moment, j’apprends ! Mais je me sens déjà mieux avec un diplôme complémentaire en poche.

Quelle est ta plus grande fierté en tant que professionnel de la mer ?
Quelle est ta plus grande fierté en tant que professionnel de la mer ?
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Avoir réussi à faire ce que je voulais faire : devenir marin-pêcheur. Bien sûr, c’est un métier difficile physiquement mais je ne pourrai pas aller à l’usine : il me faut du grand air pour être heureux.
On se lève tôt pour embarquer toute la semaine.
Parfois, on ne met pas pied à terre 4 jours si la pêche n’est pas bonne. A bord, il y a du boulot : on traîne les filets, on les relève, on trie, on nettoie, on met en caisse. La pêche est très contrôlée. En baie de Seine, on ne peut pas pêcher le week-end. Il faut penser aux quotas de pêche et à la réglementation.

C’est normal : c’est à ce prix que la pêche est respectueuse. La mer, c’est elle qui nous nourrit et nous fait travailler. Nous devons assurer son avenir !

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à l’enfant que tu étais et qui pensait à son avenir professionnel ?
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La pêche est un métier dont on peut être fier. On ne peut pas exercer sans passion, juste pour l’argent. Mais c’est un métier qui a de la ressource et qui permet de bien vivre. Tout jeune, je ne voulais qu’être en mer. J’aurais dû passer plus vite mon diplôme de capitaine.

Même si cela a été une bonne expérience, c’était difficile quand même de reprendre ses études après tout ce temps. Mieux vaut tout enchaîner tant qu’on est à l’école. Même si on ne se sert pas tout de suite de ses certifications, on est tranquille pour la suite.

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Quentin Toulliou
– Matelot

Missions

• Préparation, mise à l’eau
et relève des engins de pêche
• Tri, conditionnement
et débarque des espèces capturées
• Entretien du bateau et du matériel
• Respect de la sécurité du bateau
et des personnes à bord

Rémunérations

De 1600 à 3 800 €
en moyenne / mois*

* Comme les pirates à se partager
le butin, les marins sont rémunérés
à la part, selon les ventes et la fonction
occupée à bord !

Formations

• CAP Maritime
• Certificat Matelot Pont
(CMP . Formation continue)
LYCÉE MARITIME DE FÉCAMP
LYCÉE MARITIME DE CHERBOURG